Onglet Actus
  • Quatre nouveaux pasteurs à l'UEPAL

    L’ordination, parfois appelée « reconnaissance de ministère », signifie que le pasteur ne s’appartient pas à lui-même ni à la paroisse qu’il dessert, mais qu’il est au service de toute l’Église. À l’engagement individuel de l’ordinand, répond l’engagement collectif de l’Église qui lui reconnaît un rôle particulier, la prédication et l’administration des sacrements, au sein de la communauté.

     

    Pour l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, ce dernier point est fondamental : un pasteur ne peut pas s’autoproclamer pasteur. Il est pasteur parce que la communauté le reconnaît et l’appelle à ces fonctions. C’est cet appel qui est adressé ce dimanche 21 octobre à Rita Cresswell, Sophie Fauroux, Élise Frohn et Jean-Philippe Lepelletier.

     

    À cette occasion, toute la communauté de l’Église est en fête et se réjouit d’accueillir tous ceux qui, de près ou de loin, viennent partager ce moment de joie.

     

    Faites connaissance avec les quatre nouveaux pasteurs !

     

     

    cresswell_ritaRita Cresswell

    Pasteure à Brumath

     

    Née en 1972 à Nice, j’ai beaucoup déménagé à cause de la profession de mon père. J’ai eu du mal à trouver ce que je voulais faire dans ma vie, je passe ainsi le diplôme de visiteur médical puis celui de statistique et traitement informatique des données et décide d’aller à Paris pour trouver du travail plus facilement. Là, je travaille pendant 10 ans dans l’événementiel. C’est en  2008 que je comprends que je suis appelée ailleurs… je quitte mon emploi en 2010 et débute des études de théologie à la faculté de Paris. En 2014, je choisis de revenir vivre en Alsace et je me tourne alors vers l’UEPAL. J’ai été envoyée sur le consistoire de Barr où Anne Trosino-Westphal m’a beaucoup appris. Puis j’ai fait mon vicariat accompagné dans la paroisse de Schwindratzheim avec Christian Uhri. Je suis actuellement pasteure sur le consistoire de Brumath, rattachée à Brumath. Je suis mariée à Simon Cresswell, nous avons quatre cochons d’Inde...

     

     

     

     

    fauroux_sophieSophie Fauroux

    Pasteure à Strasbourg - La Résu

     

    Je suis arrivée en Alsace, il y a 25 ans.  Mes cinq enfants y ont grandi, étudié et choisi un métier, même s’ils n’y résident plus. J’ai pu continuer à me former en théologie à l’Université de Strasbourg et me suis investie dans des associations auprès de personnes en précarité. Le souhait d’un travail qui ait du sens m’a poussée à accepter une mission dans l’Eglise catholique. Mais je portais aussi le désir d’une vie proche des habitants d’un quartier et d’une communauté chrétienne. D’où mon engagement en janvier 2015 à l’association la RESU, située dans la Cité du Neuhof, à côté de la paroisse de la Résurrection. Il m’a fallu toute une vie pour accepter l’idée d’une vocation pastorale et y répondre en liberté. Merci à Dieu pour son amour et sa patience.

     

     

     

     

     

    frohn_eliseÉlise Frohn

    Pasteure du consistoire de Schwindratzheim

     

    J’ai 26 ans et ai grandi à Hunspach. Je suis passée par l’école du dimanche, le catéchisme et le groupe de jeunes, d’abord participante puis animatrice. Je suis toujours engagée dans l’animation jeunesse puisque je suis en train de faire mon BAFD, que je dirige des séjours et que je suis engagée aux EUL. J’ai un bac technologique hôtelier et je suis passée par la théologie protestante à Strasbourg. Je suis mariée avec Frédéric Frohn qui est pasteur. J’ai fait mon stage accompagné à Pfaffenhoffen auprès du pasteur Marc-Etienne Berron. J’étais ensuite un stage au foyer le Freihof à Wangen et depuis un an je suis pasteure du consistoire du Schwindratzheim.







    lepelletier_jean-philippeJean-Philippe Lepelletier

    Pasteur à Sainte-Marie-aux-Mines

     

    Né le 19 novembre 1986 à Ingwiller, d’un pasteur et d’une professeure de français, j’ai passé les premières années de ma vie à Diemeringen, avant de déménager pour Graffenstaden où mon père a été nommé pasteur en 1993. Après un bac L au Gymnase Jean Sturm et deux ans en faculté d’histoire, je me suis dirigé vers les bancs de la faculté de théologie protestante. Entre ma licence et son master, j’ai travaillé à l’Alliance Biblique Française, sur le projet ZeBible, en tant que rédacteur-correcteur pour les notes explicatives. Après mon Master et différentes suffragances, je me suis lancé dans l’aventure pastorale. J’ai fait mon vicariat à la paroisse réformée du Bouclier auprès de Pierre Magne de la Croix. Après un stage à la Centrale de littérature chrétienne francophone, j’ai été placé en autonomie à la paroisse protestante de la vallée de Sainte Marie aux Mines en septembre 2017. J’y partage depuis ma vie avec ma femme Camille et nos deux chats, Socrate et Bergamote.

     

     

     

     

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  • Culte XXL au Zénith

  • Fête chorale transfrontalière

  • 1918, le centenaire

  • CEPE

    Les travaux de l’Assemblée générale de la CEPE s’achèvent mardi 18 septembre à Bâle

    L’Assemblée a définitivement adopté le texte doctrinal sur la compréhension protestante de la communion ecclésiale, ainsi que les textes sur la pluralité religieuse en Europe, la théologie de la diaspora et l’éthique de la médecine reproductive.

     

    Un culte solennel a été célébré dimanche en la cathédrale de Bâle. La prédication du Président Gottfried Locher a porté sur la Béatitude « Heureux ceux qui procurent (fabriquent !) la paix », appliqué au contexte européen actuel. L’assemblée a fait l’expérience étonnante d’une liturgie « yodlée », dans la grande tradition des Alpes suisses ! Durant cette célébration eucharistique a été signée solennellement, entre le président de la CEPE et le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, une déclaration d’intention engageant les deux parties à ouvrir un dialogue officiel sur l’Église et la communion ecclésiale. Ce dialogue représente une grande nouveauté, dans la mesure où jusque-là le Vatican n’ouvrait de dialogue qu’avec les grandes communions confessionnelles mondiales (luthérienne, réformée, méthodiste,…). Ce dialogue est une reconnaissance de l’intérêt et de la pertinence du modèle œcuménique pratiqué par la CEPE, sur la base de la Concorde de Leuenberg : nous pouvons être en pleine communion malgré nos différences d’organisation, de piété, de positons éthiques. Il s’agit, sur la base d’un accord sur l’essentiel – la foi en Christ ressuscité – d’accepter une « diversité réconciliée » ou un « consensus différencié ».

     

    L’Assemblée a également élu son nouveau conseil de 13 membres, en responsabilité jusqu’à la prochaine Assemblée générale dans 6 ans. Christian Albecker a été élu au Conseil, avec pour suppléante Agnès von Kirchbach, pasteure dans l’EPUdF. La première réunion du Conseil a eu lieu dans la salle du Concile, où les cardinaux se réunissaient durant le Concile de Bâle.

     

     

     

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    © UEPAL / Christian Albecker

     

    Publié le 18/09/2018

     

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  • Quand la musique fait impression

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Introduction Israël/Palestine

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L'UEPAL relaie le cri des chrétiens palestiniens

Accueil à la soirée du 20 septembre 2018
à l'Ecole de Management de Strasbourg


Mesdames et Messieurs, chers amis,

 

Il y a deux ans et demie, nous accueillions dans ces mêmes locaux de l'Ecole de Management de Strasbourg l'évêque luthérien palestinien Mounib Younan, alors président de la Fédération Luthérienne Mondiale. Il nous avait déjà largement sensibilisé aux difficultés croissantes des chrétiens palestiniens, et des palestiniens en général, dues à l'évolution très préoccupante de la politique du gouvernement israélien. Homme de paix et de compromis, il a cherché inlassablement mais sans succès une « robuste modération » (a robust moderation) des parties en présence. C'est dans la poursuite de cet esprit de « robuste modération » que nous avons organisé cette soirée.

 

L'élément déclencheur en a été l'appel des chrétiens palestiniens transmis il y a plus d'un an par le Conseil œcuménique des Eglises à ses Eglises membres, à travers une lettre ouverte signée par plus de 30 organisations chrétiennes de toute confession, catholiques, protestantes, anglicanes et orthodoxes. Ce document est un véritable cri dénonçant le sort de plus en plus intenable fait aux Palestiniens, en particulier chrétiens. Ceux-ci, qui représentaient entre 10 et 12 % de la population au début du 20e siècle ne seraient plus qu'entre 1,5 et 2% en Israël et en Palestine, proportion qui aurait diminué de moitié dans les seules 13 dernières années, selon une étude du Pr Hanna Issa. Ce qui est en cause, c'est essentiellement l'émigration de ces chrétiens, due au fait que les conditions minimales d'une existence digne font défaut. Mais ces conditions, dictées par l'Etat d'Israël, sont les mêmes pour tous les Palestiniens, et on ne saurait donc parler du sort des chrétiens en Israël et Palestine indépendamment de celui de l'ensemble des Palestiniens.

 

Nous avons voulu placer cette soirée dans le cadre de la semaine mondiale pour la paix en Israël et Palestine du 16 au 23 septembre 2018, qui comprend la journée de prière du 21 septembre. Cette semaine est organisée chaque année par le Conseil œcuménique des Eglises. Elle invite les chrétiens des Eglises membres à débattre et à réfléchir sur la situation et à prier pour la paix. C'est dans cet esprit que nous rejoignons cet appel. Mais prier pour la paix, comme pour n'importe quel autre sujet, suppose que l'on soit informé sur la réalité pour laquelle on prie.

 

Ce n'est certes pas ce soir que nous pourrons dérouler l'écheveau extraordinairement complexe du conflit israëlo-palestinien qui se poursuit maintenant depuis 70 ans et dont les racines ont plus d'un siècle. Notre intention est de nous inviter à réfléchir, à nous informer et de donner la parole à des témoins qui sont allés sur place. A celles et ceux qui voudraient disposer d'un outil de compréhension de la situation facilement accessible, je ne peux que recommander l'ouvrage paru en avril 2018 « Israël face à Israël » de deux universitaires français spécialistes du Moyen-Orient, Pierre Blanc et Jean-Paul Chagnollaud. Rédigé avec une rigueur toute universitaire, cet ouvrage très bien documenté décrit le processus politique, économique et sociologique qui a mené à la création de l'Etat d'Israël jusqu'à ses développements les plus récents.

 

Les Eglises doivent-elles se mêler de politique ? C'est la question qui nous est régulièrement posée et qui nous a encore été posée pour l'organisation de cette soirée. Pour ma part, je n'ai aucun doute à ce sujet : la réponse est oui ! La foi chrétienne n'est pas ce supplément d'âme pour le confort spirituel et moral des croyants, elle est engagement à la suite du Christ et de son message de justice et de paix, pour ici et maintenant, et confiance en la vie plus forte que la mort pour l'au-delà. C'est pourquoi la question israélo-palestinienne ne saurait nous laisser indifférents. Cette question nous concerne d'autant plus qu'Israël se veut un Etat juif et que le judaïsme est la matrice du christianisme. Cette question nous concerne comme nous concernait la question de l'apartheid en Afrique du Sud, justifiée par des protestants au nom de la Bible. Elle nous concerne comme celle du gouvernement américain du « protestant » Donald Trump et de sa politique nationaliste et rétrograde. Elle nous concerne comme nous concernait dans notre propre pays la question de l'Algérie et du régime colonial et antidémocratique imposé par la France.

 

Jésus était juif, et c'est parce que nous avons un profond attachement au message du Premier Testament que nous sommes tristes et inquiets pour ce qui se passe en Israël pour les citoyens arabes et dans les territoires occupés, dont Gaza représente la situation extrême. Nous sommes tristes et inquiets, et surtout profondément déçus, comme le journaliste Bruno Frappat l'exprimait excellement dans la Croix dans un article du 19 mai 2018. Qu'est devenu le jeune Etat plein de promesses dont le projet était de faire refleurir le désert et d'accorder une place à tous, quelle que soit leur appartenance ethnique ou religieuse (citation de David Ben Gourion) ? Abraham Burg, ancien président de la Knesset et de l'organisation sioniste mondiale écrivait en 2003 : « Le sionisme est mort et ses agresseurs sont assis dans les fauteuils du gouvernement à Jérusalem. Ils ne ratent pas une occasion pour faire disparaître tout ce qu'il y avait de beau dans la renaissance nationale. La révolution sioniste reposait sur deux piliers : la soif de justice et une équipe dirigeante soumise à la morale civique. ... » (P. 46). L'évolution droitière, nationaliste et colonialiste des gouvernements israéliens successifs se fait de plus en plus au détriment des minorités palestiniennes, devenus des citoyens de seconde zone, comme tous les indicateurs juridiques et socio-économiques le montrent.

 

Bien sûr, il y a la question centrale, voire vitale de la sécurité, qui a marqué le jeune Etat dès sa création. Il a fallu s'organiser et se défendre contre tous ceux qui voulaient la disparition d'Israël. Mais aucun pays au monde n'a jamais réussi à assurer durablement son avenir sur les seules forces armées, sans recourir à la diplomatie et la négociation. Le processus d'Oslo, malgré ses fragilités, était un vrai espoir de sortie de l'affrontement. Il a été tué dans l'œuf par l'assassinat d'Isaak Rabin par un extrémiste juif. Depuis, il semble que seule la surenchère armée et sécuritaire tienne lieu de vision politique, comme le déploraient tous les anciens patrons du Shin Beth, le service de renseignement intérieur israélien lors d'une récente mission sur Arte. C'est de l'avis de beaucoup de connaisseurs de la question une voie sans issue : pendant combien de temps un pays peut-il consacrer 6 % de son PIB à la défense, en plus de l'aide extérieure, essentiellement américaine ? Cela se fait au détriment des dépenses éducatives et sociales, ce qui place Israël en tête des pays de l'OCDE pour le taux de pauvreté, derrière le Mexique.

 

Cette mentalité d'assiégés, attisée par les milieux religieux, se traduit par des chiffres inquiétants : ainsi le rapport de 2007 de l'Association pour les Droits Civils en Israël (ACRI) indiquait que 75 % des Juifs interrogés ne voudraient pas vivre dans le même immeuble que des Arabes, et 55% pensent que Juifs et Arabes devraient avoir des lieux de divertissement séparés. Que dirait-on si pareille enquête faisait apparaître de telles proportions vis-à-vis des Juifs en France ou en Allemagne ?

 

Bien sûr, tout n'est de loin pas négatif en Israël : c'est un Etat démocratique, même si démocratie et colonialisme deviennent de plus en plus antinomiques. Sa réussite économique est indéniable, même si elle se construit sur une aggravation des inégalités, comme dans beaucoup d'autres pays. Le parti de la paix existe toujours avec de très belles expériences communes entre juifs et palestiniens, mais il est de plus en plus affaibli. C'est parce que nous sommes convaincus que le seul chemin vers la paix est celui du dialogue, de la négociation et du compromis que nous avons organisé cette soirée. Nous souhaiterions encourager nos amis juifs de France et d'Alsace à oser ce regard critique sur la politique d'Israël et à encourager le processus négocié pour la paix. Ils sont porteurs de valeurs d'universalisme qui sont niées dans cet interminable conflit. Et surtout, ils sont porteurs du plus beau message qui soit, celui qui est inscrit au fronton de la synagogue de la paix à Strasbourg : « Plus fort que le glaive est mon esprit ». Chers amis juifs, n'oubliez pas cette magnifique phrase du prophète Zacharie !

 

Christian ALBECKER

Président de l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine

 

 

 

 

 

 

 

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