La Création

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Ce que nous croyons



Pour raconter la naissance de l’univers

Six jours, comme six strophes d’un poème…

Extraits d’après Genèse 1,1-2,4a

Au commencement, avant que Dieu ne crée le ciel et la terre, tout n’est que vide, chaos et ténèbres. Le souffle de Dieu, cependant, plane au-dessus des eaux.

Dieu, par sa parole, crée l’univers en six jours. Il dit « Que la lumière soit ! » et la lumière advient. Il sépare ensuite la lumière des ténèbres et ainsi naissent la succession des jours et des nuits. C’est le premier jour.

Les jours suivants, Dieu crée, toujours par sa parole, la terre et les mers, l’herbe des champs et les arbres fruitiers, le soleil, la lune et les étoiles, puis toutes les bêtes et bestioles qui vivent dans l’air, dans l’eau et sur la terre.

Dieu trouve que tout cela est très bon. Pour parfaire sa création, il crée l’humain à son image. Il le crée homme et femme, et il leur confie la gestion de toute sa création. Il les bénit et leur dit : « Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-la. Soumettez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre. »

Après avoir achevé, en six jours, le ciel, la terre et tous leurs éléments, Dieu se retire et se repose. Il bénit le septième jour et lui donne une place particulière dans la semaine.

Voici donc le premier récit qui raconte la naissance de notre univers.


Pour raconter la naissance de l’humain

Au cœur de la création, un homme et une femme

Extaits d’après Genèse 2,4b-25

Le jour où le Seigneur Dieu a fait la terre et le ciel, il n’y avait sur la terre aucun arbuste et aucune herbe des champs. Car Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’humain pour cultiver le sol.

Dieu modèle l’homme avec de la poussière prise du sol. Il insuffle dans ses narines son haleine de vie. La statue devient alors un être vivant.

Dieu plante alors un jardin en Eden, à l’orient. Il y place l’être humain. Il fait germer du sol toutes sortes d’arbres, beaux à voir et bons à manger. Il plante aussi, au milieu du jardin, l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Il y a aussi un fleuve qui irrigue le jardin. Le Seigneur Dieu place l’humain dans le jardin et lui demande de cultiver le sol et de le garder. Il lui précise aussi qu’il peut manger à sa guise tous les fruits des arbres du jardin, à l’exception des fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. C’est un ordre formel. Si l’humain mangeait de ce fruit-là, il en mourrait.

Dieu trouve que l’homme ne doit pas rester seul. Il modèle alors, avec la poussière du sol, les animaux des champs et les oiseaux. Il demande à l’homme de leur donner des noms : lapins, chèvres, vaches, rossignols, piverts, tortues, hérissons, moineaux, etc. Parmi toute cette liste, l’homme ne trouve pas une créature qui lui convienne et lui serve de véritable vis-à-vis.

Alors Dieu plonge l’homme dans un profond sommeil. Et il crée, à partir de la vie de l’homme, une autre vie femelle. Lorsque l’homme voit ce nouvel être vivant, il s’écrit : « Voici enfin l’os de mes os et la chair de ma chair ; celle-ci, on l’appellera femme, car c’est à partir de la vie de l’homme qu’elle a été créée. »

Aussi, l’homme quitte-t-il son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et tous deux deviennent une seule chair.