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Que croire après la mort ? Aurélie, 24 ans

9 février 2011

Au cours d'une existence, l'être humain développe un certain savoir : la neige fond au soleil, les pâtes cuisent dans l'eau bouillante, toute vie humaine s'arrête un jour, ... Puis, vient le constat que certains domaines échappent au savoir : ce que la vie nous réserve, ce qu'est l'amour, Dieu existe-t-il ? ...

La mort demeure un mystère. Je sais que je vais mourir, que ceux que j'aime mourront un jour, mais je ne sais pas véritablement ce que cela signifie pour celui qui meurt. Chaque fois que l'être humain est confronté au mystère, il pense, imagine et croit. La foi prend alors le relais du savoir. L'être humain essaie de structurer ce qui passe par sa tête, son corps et son coeur. Il formule ce qu'il ressent et émet des hypothèses. Pour certains, la mort prouve l'absurdité, la vanité de toute existence. Pour d'autres, elle est l'entrée dans un autre monde qui nous échappe tant que nous appartenons au monde des vivants.
Toutes les religions, sous des formes diverses, ont cette espérance d'une vie plus forte que la mort. Pour les chrétiens, c'est le centre, la base même de la foi. Le christianisme est né parce que certains ont reconnu que Dieu était plus fort que la mort en ressuscitant son fils Jésus. C'est de l'événement de Pâques, du tombeau vide que tout est parti : « Vous cherchez celui qui est mort dans un tombeau, mais il n'est plus dans la mort. Il est né nouvellement. »
Quand les chrétiens baptisent, c'est précisément ce qu'ils montrent. Ils souhaitent que leur enfant naisse à une vie qui dépasse les limites de la vie sur terre. Ils espèrent une vie avec et en Dieu : c'est ce qu'on appelle également « la vie éternelle ».
Evidemment, un certain nombre d'obstacles s'opposent à cette espérance, comme les corps qui se décomposent en terre. Nos yeux et notre raison ne perçoivent que la limite. Mais nombreux sont ceux qui témoignent d'autre chose : une lumière, une certitude, une chaleur. Il y a autre chose. Il y a quelqu'un de l'autre côté !
A ceux qui l'interrogeaient sur la résurrection des corps, l'apôtre Paul (dans 1 Corinthiens 15) répond par l'exemple de la graine : ce qui est semé en terre meurt, se décompose, est déformé mais donnera naissance à tout autre chose. Le tournesol ne ressemble en rien à sa graine et pourtant...
Je crois que Dieu nous a appelés à la vie pour toujours. Il nous tend la main, dès notre premier souffle. Il nous tendra la main à l'heure du dernier souffle. Qui saisit cette main tendue est promis à une vie en plénitude !

Isabelle Gerber