Après l'urgence, l'aide à la reconstruction
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Un an et trois mois après le séisme du 12 janvier 2010 qui a fait 500 000 morts, Thierry Muhlbach s'est rendu en Haïti pour visiter les six orphelinats que l'UEPAL soutient et en choisir six autres parmi les 700 que compte la ville de Port au Prince.
L'enjeu : la survie
"Les quelques photos ci-dessous expriment mieux que des mots les défis qui nous sont lancés par les orphelins", estime Thierry. Tout d'abord, il s'agit de sécuriser les orphelinats par de hauts murs : les rapts d'enfants pour alimenter le trafic d'organes sont très nombreux et meurtriers. Puis, il faut construire des bâtiments antisismiques, les toiles de tentes installées après le séisme ont une durée de vie de six mois : elles sont en train de pourrir. La question de l'eau potable est tout aussi cruciale dans des zones où beaucoup de traces du séisme restent visibles.

Orphelinat : cuisine en plein air / chambres des filles / chambre de garçons / douche pour 132 enfants dans l'orphelinat du pasteur Frankel
Crédit photo : T. Muhlbach
Un plan d'action
Après l'aide d'urgence, l'étape de la sécurité et du minimum vital est à franchir. "J'espère dans un laps de temps court pouvoir annoncer le passage à l'étape suivante : rendre les orphelinats autonomes", annonce Thierry. Voici la liste des actions concrètes que nous mettrons en oeuvre dans les douze orphelinats soutenus par l'UEPAL :
- Fédérer les orphelinats afin de mettre les maigres moyens en commun
- Mise à disposition d'une psychologue pour permettre aux enfants traumatisés de reprendre pied dans la vie (coût 900 euros par mois)
- Achat de machines manuelles pour la fabrication de briques antisismiques à partir de l'argile trouvée sur place (coût d'une machine 6 000 euros).Après la construction des orphelinats, des briques peuvent êtres fabriquées pour la vente
- Achats de purificateurs d'eau en collaboration avec un organisme américain qui s'appelle Wateraid Mission (coût d'un purificateur 7 300 euros)
- Mise en place de parrainages d'enfants par le biais de la « Cause »
- Mise en place d'un parrainage alimentaire par le biais de la « Cause »
- Prospection et analyse de la situation pour arriver à l'adoption d'une vingtaine d'orphelins Haïtiens par an toujours via la « Cause »
- Moyens pour développer au sein des orphelinats les cultures vivrières et l'élevage moyen pour développer au sein des orphelinats de petites pépinières.
En lien avec les directrices et directeurs des orphelinats sur place, en lien avec le pasteur Phillipe Verseils envoyé sur place par la Fédération Protestante de France, en lien avec le service missionnaire de l'Uepal, nous voulons participer activement à la sécurisation, à la reconstruction et à la vie de ces douze orphelinats. Ces actions ne seront possibles que grâce à votre soutien financier. Merci beaucoup par avance pour votre générosité et votre implication.
Un soutien qui a déjà fait ses preuvres
À la suite du terrible séisme du 12 janvier 2010 en Haïti (500 000 morts), l'UEPAL s'est fortement engagée aux cotés de la Fédération Protestante de France pour apporter des secours. En urgence, des tentes, des purificateurs d'eau, des lits médicalisés etc, ont été acheminés. L'UEPAL, via sa commission missionnaire, a par la suite soutenu particulièrement six orphelinats (692 enfants), en finançant un programme de lutte contre le choléra et en offrant de l'aide alimentaire. Un seul des enfants des orphelinats est décédé des suites du choléra ; sans notre aide extérieure, les morts se seraient comptés par dizaines.
Contact : service missionnaire
Thierry Muhlbach, 03 88 25 90 30 / mission@uepal.fr
Mai 2011
Vous pouvez également envoyer un chèque libellé à l'ordre de : « Urgence Haïti » à l'adresse suivante :
service missionnaire
UEPAL
1 bis quai St Thomas
BP 80022
67081 Strasbourg cedex.
Sur demande un reçu fiscal vous sera délivré. Chaque don donne droit à une déduction fiscale à 66 % du montant du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Rappel aux paroisses qui organisent des collectes et des dons pour « Urgence Haïti » : ces sommes viennent en plus de celles versées dans le cadre de la mission et de l'aide au développement.
















