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STRASBOURG Concert

Concert avec le Quintette Le Bateau Ivre

Quintette Le Bateau Ivre

Samuel Casale, flûteRetour ligne automatique
Séréna Manganas, violonRetour ligne automatique
Valentin Chiapello, altoRetour ligne automatique
Kevin Bourdat, violoncelleRetour ligne automatique
Jean-Baptiste Haye

Programme :

Marcel TOURNIER Suite op.34 (1929), 4ème mouvement : FêteRetour ligne automatique
Jean CRAS Quintette (1928)Retour ligne automatique
André JOLIVET Le chant de Linos (1944)Retour ligne automatique
Guy ROPARTZ Marine (1928) Retour ligne automatique
Laszlo LAJTHA Marionnettes op.26 (1937)

Dès son arrivée, le public entre dans l’univers du quintette instrumental. Quelques arpèges de harpe, une mélodie esquissée au violon ou au violoncelle annoncent les couleurs du concert.

Pas besoin de programme imprimé quand notre altiste-steward vient à la rencontre de chacun pour l’inviter au voyage ! Au fil du concert, les musiciens dévoilent tour à tour les œuvres et leur contexte d’écriture, pour donner pleinement sens à ce répertoire méconnu.

C’est en mer que l’officier Jean Cras compose son Quintette en 1928. Des extraits de journal de bord lus par les musiciens font écho aux atmosphères lumineuses de ce génial autodidacte.

« D’une actualité brûlante », tel est le mythe puissamment évoqué par André Jolivet dans Le Chant de Linos en 1944. Avant que ne résonnent les premiers accords de ce chef-d’œuvre d’expressivité, un récit en dialogue avec la flûte nous transporte dans une antiquité crue ?

Au sortir de cette fresque dionysiaque, le public et les musiciens ont bien besoin d’un peu d’air frais. Guy Ropartz nous offre alors une miniature impressionniste, évoquant par touches abstraites une Marine, à la façon de Monet ou Turner.

Entre la douceur de Cras et Ropartz et l’âpreté de Jolivet se révèle en creux l’horreur du second conflit mondial. En plein essor des totalitarismes, Laszlo Lajtha ose une œuvre engagée, pleine d’ironie mais aussi de nostalgie. Ce sont les Marionnettes de 1937 dans lesquelles ce hongrois francophile parvient à invoquer tour à tour l’enfance, l’ancien régime, les foules endoctrinée et les faux semblants de la diplomatie dans son langage contrapuntique chauffé à blanc.

4 rue du Bouclier

Le dimanche 23 janvier 2022 à 17:00