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L'auteur Esther LENZ

Pasteure, inspectrice ecclésiastique de Wissembourg

Thème de la réflexion : foi et spiritualité

C’est quoi le salut ?

Soyons simple. C’est un signe de reconnaissance. Comme on se salue dans la rue, entre amis, sur les réseaux sociaux. Plus familier qu’un bonjour, plus consistant qu’un coucou.

C’est un signe de respect. Comme on salue un drapeau ou la mémoire de quelqu’un. Plus simple qu’un hommage, plus personnel qu’un hymne.

C’est un souhait de paix. Comme une main que l’on tend ou un Salam que l’on échange. Plus fraternel qu’une poignée de main, plus universel qu’une embrassade.

C’est comme cela que nous utilisons le « salut tous les jours » : comme un marqueur de relation, comme un lien tissé de personne à personne. Et c’est comme cela que nous chrétiens comprenons le salut en Jésus-Christ. Comme un marqueur de la relation interpersonnelle entre Dieu et les hommes. Jésus-Christ est né, il a marché sur nos routes d’humanité, il est mort en pénétrant dans les recoins les plus sombres de nos réalités : la solitude, la douleur, l’injustice. Et surtout il est ressuscité, tissant le lien vers la vie là où il nous semblait impossible. Par cet homme qui vient à la rencontre de tous, Dieu se met en lien avec chacun. Il devient un familier. Il veut faire un bout de chemin, passer un bout de temps, partager un bout de vie dans la reconnaissance réciproque, le respect et la paix – intérieure et extérieure.

À nous de voir comment nous réagissons à ce « salut » qui, comme dans la vraie vie, appelle une réponse… mais ça c’est une autre histoire.

Un article issu de la rubrique « Les clés du jargon » publié dans l’édition du Nouveau Messager de mars-avril 2019

© Tyler Nix / Freely

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foi et spiritualité Jean-Philippe LEPELLETIERIl y a 1 année