Retour aux réflexions

L'auteur Christian Albecker

Président de l'UEPAL

Thème de la réflexion : actu

« Plus rien ne s’oppose à la nuit »

Ce titre choisi par l’éditorialiste des DNA pour l’édition du mardi 7 janvier dernier peut paraître choquant, mais il a été rédigé dans le contexte de la montée des tensions entre les États-Unis et l’Iran, après l’assassinat du général Soleimani. Le journaliste soulignait à juste titre que le président américain avait franchi le pas susceptible de semer le chaos sur l’ensemble de la planète.

Écrit quelques jours après Noël et l’Épiphanie, deux fêtes qui célèbrent la lumière du Christ, venu dans le monde pour faire reculer et vaincre les ténèbres, ce titre a quelque chose d’inquiétant. Notre planète est-elle à ce point malade – les risques de conflit venant s’ajouter aux perspectives environnementales catastrophiques – qu’on ne peut plus rien attendre d’autre que la nuit ? Mais il faut aussi entendre d’autres voix, comme celle de Hubert Reeves, à qui on demandait récemment ce qu’il pensait des prévisions des « collapsologues », dont certains envisagent l’effondrement de notre écosystème et la disparition de l’espèce humaine. Le savant a insisté pour dire que personne ne pouvait prédire des choses aussi certaines, et qu’il reste à l’humanité bien des possibilités d’agir. Et de citer de nombreux exemples d’une accélération des initiatives, souvent peu médiatisées, en faveur de la préservation de la planète et de la paix.

En réalité, une seule chose est sûre, c’est que les prophètes de malheur ont toujours existé. Et les guerres ont tristement émaillé l’histoire depuis la venue de Jésus, qui déclarait : « Vous allez entendre parler de guerres et de rumeurs de guerres ; ne vous effrayez pas : il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin » Matthieu 24,6. Ne vous effrayez pas, n’ayez pas peur : c’est là le cœur de l’enseignement de Jésus et de la Bonne Nouvelle de sa venue dans le monde. Et cela rejoint notre mot d’ordre pour 2020 : « Je crois, Seigneur, viens au secours de mon manque de foi » Marc 9,24. La foi est moins affaire de croyance que de confiance : c’est de confiance que nous avons tous besoin, d’abord et fondamentalement en Dieu, qui est la source de notre confiance. Et cette confiance que Dieu nous a faite en venant parmi nous à Noël, nous pouvons alors la partager en faisant confiance aux autres et à nous-même.

Bonne et heureuse année à toutes et à tous, dans la foi et la confiance !

« Je crois, Seigneur, viens au secours de mon manque de foi »

Marc 9,24

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