Pasteur Hugo SONNENDRĂśCKER
hugo.sonnendrucker@uepal.fr
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6 rue de l'Église
67240 Bischwiller
03 88 53 89 60
epal-bischwiller@protestants.org
Notre site internet© Romain Schildknecht
Église protestante de Bischwiller
L’Ă©glise protestante de Bischwiller est sĂ©parĂ©e par un vallon et un ruisseau, qui, au Moyen Age, devait ĂŞtre assez marĂ©cageux.
Elle est situĂ©e sur une butte naturelle, et de ce fait n’a pas seulement servi Ă rassembler la communautĂ© des fidèles
Elle a aussi servi de lieu de refuge aux habitants, en cas de guerre. Elle Ă©tait entourĂ©e d’une muraille crĂ©nelĂ©e ; c’Ă©tait donc une Ă©glise fortifiĂ©e. Enfin, comme c’Ă©tait frĂ©quent au Moyen Age, elle Ă©tait entourĂ©e d’un cimetière.
Construite en 1300 par l’EvĂŞque de Strasbourg, FrĂ©dĂ©ric de Lichtenberg, propriĂ©taire du bourg (Bischofweiler), elle ne comprenait au dĂ©but qu’une simple nef, avec un chĹ“ur surĂ©levĂ© de trois marches. L’Ă©glise Ă©tait dĂ©diĂ©e Ă Notre-Dame. Le bâtiment a subi les multiples vicissitudes de la guerre ; il a Ă©tĂ© ruinĂ© plusieurs fois.
Les guerres de 100 ans et de 30 ans, les invasions, les exactions des troupes de passage ont Ă chaque fois laissĂ©es leurs traces au « Kirchberg ». Comme dans une bonne partie de l’Alsace et de Strasbourg en particulier, la population de Bischwiller passa Ă la RĂ©forme, en 1525.
L’Ă©glise Notre-Dame devint alors Ă©glise protestante. A cour d’argent, l’Ă©vĂŞque de Strasbourg avait finalement vendu le bourg de Bischwiller Ă divers seigneurs ou patriciens. Finalement Bischwiller Ă©chut aux Ducs de Deux-Ponts, princes protestants (1542).
A la suite des guerres de religion en France, et plus tard en 1685, de la RĂ©vocation de l’Edit de Nantes, beaucoup de Huguenots (protestants français poursuivis en raison de leurs convictions religieuses) vinrent se rĂ©fugier Ă Bischwiller, oĂą les Princes de Deux-Ponts leur assurèrent des conditions d’Ă©tablissement favorables.
En effet, bien que terre française depuis 1685, l’Alsace restait relativement Ă l’abri des persĂ©cutions religieuses menĂ©es par Louis XIV, celui-ci ayant dĂ» s’engager dans le TraitĂ© de Westphalie (1648) « à ne pas toucher aux affaires de religion en Alsace ».
Dès lors, Bischwiller se dĂ©veloppa rapidement, devint une citĂ© Ă l’industrie textile florissante, et sa population augmenta, soit par l’arrivĂ©e des Huguenots (voir le registre « Poulet » au musĂ©e de la Laub), soit par immigration de populations originaires de pays germaniques (Suisse, Autriche, Allemagne).
Cela amena aussi des familles catholiques, qui, pour leur culte, se rendaient Ă la chapelle de Hanhoffen. Quant aux protestants, ils se composaient de deux familles spirituelles, Ă l’Ă©poque nettement sĂ©parĂ©es : les calvinistes ou rĂ©formĂ©s et les luthĂ©riens. Chacune de ces familles se composant de fidèles francophones et germanophones, ce qui fait qu’il y eut Ă un moment trois paroisses protestantes Ă Bischwiller : les rĂ©formĂ©s de langue française, les rĂ©formĂ©s de langue allemande, les luthĂ©riens, chacune de ces trois communautĂ©s tenant Ă avoir son culte dans sa langue. Sachant que les cultes duraient facilement 3 heures, on se doute de l’encombrement de l’Ă©glise, le dimanche.
Finalement, la population augmenta au point que l’Ă©glise devint trop petite pour accueillir les fidèles. Elle fĂ»t donc agrandie en 1722, par adjonction du transept nord (derrière le pilier) et du transept sud, que le Prince de Deux-Ponts fit amĂ©nager en loge ducale (Herzogstuhl) au premier Ă©tage, ce qui lui permettait d’assister au culte avec un maximum de confort, puisque la loge ducale (passant par la sacristie) Ă©tait Ă©quipĂ©e d’une cheminĂ©e  » Ă la française « , donc Ă feu ouvert.
En 1723, la richesse des paroisses permit l’acquisition d’un orgue, qui fut installĂ© sur une tribune dans le chĹ“ur. Cet orgue fut construit par le cĂ©lèbre Andreas Silbermann.
Derrière l’autel, sous la grille, se trouve le caveau oĂą furent inhumĂ©s plusieurs membres de la famille des Birkenfeld. C’est la Princesse Clara-Sybille, dĂ©cĂ©dĂ©e en 1644, Ă l’âge d’un an, un mois, une semaine et un jour, qui y fut inhumĂ©e la première. Le caveau servit jusqu’Ă la RĂ©volution. En 1792, les cercueils en furent extraits, le plomb servit Ă couler des balles, et les ossements enfouis dans le cimetière attenant. Depuis le caveau est restĂ© totalement vide, mais depuis le dĂ©but de ce siècle on en avait perdu la trace. Il n’a Ă©tĂ© redĂ©couvert qu’au cours des travaux de restauration de l’Ă©glise, en 1984. C’est dans ce mĂŞme caveau que reposent les restes de 16 squelettes trouvĂ©s dans le couloir central et sous les marches menant au chĹ“ur, au cours de ces mĂŞmes travaux. Il s’agit probablement de notables enterrĂ©s lĂ avant la RĂ©forme.
Sur le mur du fond on peut lire l’Ă©pitaphe de la Princesse Clara-Sybille. Remarquer que le monument se prolonge vers le haut. La tribune ne date que de 1723. L’un des blasons porte les armes des Soubise-Parthenay auxquels les Deux-Ponts Ă©taient alliĂ©s. D’autres blasons ont disparu au cours des siècles, simplement parce qu’ils gĂŞnaient.
A gauche de l’escalier menant Ă la tribune on peut voir les stalles pastorales datĂ©es de 1608. Elles comportent mĂŞme un strapontin, sans doute pour les vicaires ! A gauche, suspendu au mur, le couteau qui servait Ă couper le pain des rĂ©formĂ©s pour la Saint-Cène, les luthĂ©riens servant Ă l’Ă©poque uniquement des hosties. Derrière l’escalier menant Ă la chaire, on a dĂ©couvert, en 1984, la plaque tombale d’un enfant âgĂ© de 40 semaines, dĂ©cĂ©dĂ© en 1623. Il s’agit du fils du bailli Obernheimer. Cette plaque, qui se trouvait sans doute dans la partie du cimetière transformĂ©e en transept en 1722, a Ă©tĂ© conservĂ©e. Les gĂ©nĂ©rations suivantes n’en voyant plus l’intĂ©rĂŞt, l’ont fait recouvrir d’une couche de mortier. Les quatre blasons dĂ©passant l’Ă©paisseur de la plaque, le maçon chargĂ© du travail les a simplement fait sauter au burin.
Le XIXe siècle a apportĂ© trois modifications importantes Ă l’Ă©glise :
ConsidĂ©rant que leur orgue Ă©tait trop petit, les paroissiens ont dĂ©cidĂ© de l’agrandir en faisant appel au facteur d’orgues Stiehr-Mockers. Mais comme la hauteur sous plafond Ă©tait insuffisante on construisit une nouvelle tribune au fond de l’Ă©glise, oĂą l’orgue agrandi trouva sa place. Il est aujourd’hui classĂ© Monument historique.
En 1853, l’Union des Jeunes-Gens finança un nouvel autel, en remplacement d’un autel en bois sans doute vĂ©tuste. Il Ă©tait en marbre blanc et noir et avait la forme d’un sarcophage. En 1984, il fut remplacĂ© par une table de communion, mobile, qui permet aujourd’hui de dĂ©gager facilement tout l’espace liturgique pour des concerts et autres manifestations culturelles. L’ancien autel se trouve dans l’entrĂ©e de l’Ă©glise.
Souhaitant que leur Ă©glise soit visible de loin, et disposant d’une bonne aisance financière, les fidèles ont fait transformer le clocher de l’Ă©glise. De clocher roman Ă deux pans, il est devenu clocher  » passe partout « , mais plus haut, ce qui Ă©tait alors essentiel (1859) !
L’auvent au-dessus de l’entrĂ©e date Ă©galement de 1984, il remplace l’auvent qui s’y trouvait dans des temps lointains. Pendant longtemps il y avait deux pasteurs luthĂ©riens et deux pasteurs rĂ©formĂ©s et donc quatre presbytères.Jusqu’en 1970, il y avait donc deux cultes le dimanche.
Mais après une pĂ©riode de transition, faite de collaboration de plus en plus Ă©troite et confiante, les deux paroisses ont dĂ©cidĂ© en 1980 d’unir l’ensemble de leurs activitĂ©s. De facto, il n’y avait plus que l’Ă©glise protestante de Bischwiller, plus qu’un seul culte le dimanche matin, une seule sĂ©rie de registres paroissiaux, un seul fichier, un seul conseil presbytĂ©ral composĂ©s de 12 membres… et une seule trĂ©sorerie, mĂŞme si chaque paroisse continuait Ă exister selon la loi et restait propriĂ©taire de ses biens propres, les sources comme les charges Ă©margeant Ă la caisse commune. Cette union sur le plan local prĂ©figurait la fusion des deux grandes Ă©glises d’Alsace Lorraine (ERAL et ECAAL), fusion qui eut officiellement liĂ© en 2006, pour former l’église protestante d’Alsace – Lorraine.
13 rue de l'Église
67240 Bischwiller
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Louis Holder
Église simultanée Saint Nicolas (Hanhoffen)
La chapelle Saint-Nicolas de Hanhoffen date vraisemblablement de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, époque à laquelle les évêques de Strasbourg établirent une ferme épiscopale sur les bords de la Moder.
Catholique jusqu’en 1525, elle devint Ă cette date rĂ©formĂ©e. A partir de 1686, l’Ă©glise fut mis Ă la disposition des catholiques. Les rĂ©formĂ©s continuèrent cependant Ă assurer, en tant que propriĂ©taires, les frais d’entretien tant du bâtiment que des objets nĂ©cessaires au culte protestant. En 1837, la paroisse catholique construisit l’Ă©glise Saint-Augustin. Ne souhaitant cependant pas totalement abandonnĂ©e la chapelle, un accord fut signĂ© avec la paroisse rĂ©formĂ©e et l’Ă©glise devint officiellement un simultaneum.
En 1941, la chapelle devint propriétaire de la ville.
Aujourd’hui, la chapelle sert cĂ´tĂ© catholique une fois par an le 6 dĂ©cembre lors de la Saint-Nicolas, et cĂ´tĂ© protestant pour des veillĂ©es d’avent et de carĂŞme. Des mariages ou enterrements peuvent aussi y ĂŞtre occasionnellement cĂ©lĂ©brĂ©s.
L’édifice comportait à l’origine une nef, probablement en voûte d’arêtes, le chœur et le clocher. Cette symétrie disparut cependant au cours des siècles par l’adjonction d’une sacristie, au début du XVIIe siècle et de la construction d’une montée vers la tribune et le clocher. Lors de la restauration de 1885 des fenêtres à encadrements néo-romans furent percées au niveau de la tribune. La cloche actuelle, coulée par le fondeur Edel, a été installée en 1843. En 1929 un nouveau coq fut installé sur le clocher.
Tout autour de l’église s’étendait le cimetière, réservé aux familles catholiques, supprimé en 1864 lorsqu’un nouveau cimetière fut ouvert à Bischwiller. Quelques pierres tombales ont été conservées et sont exposées le long du mur. Parmi elles celles de :- Jean-Pierre Seithler (Pharmacien et Maire de Bischwiller de 1815 à 1826)- Xavier Dominique Schaeffer (Juge de Paix, mort en 1833) – Jean-Pierre Paul Tortel (Colonel d’Artillerie) – Marie Ernest Tortel (Lieutenant au 1er régiment des grenadiers de la garde, blessé à la bataille de Magenta) – Jean Cournil de Lavergne (1770-1821, Lieutenant du Train d’Artillerie).
Sur la place, à gauche de l’église se dresse un crucifix mis en place après la Révolution Française, en remplacement d’un crucifix plus ancien de 1760 dont des restes ont été retrouvés dans le jardin entourant l’église. La vierge pourrait quant à elle provenir de cet ancien crucifix.L’intérieur de l’église Malgré les transformations, l’intérieur de l’église a gardé des caractéristiques romanes. Ainsi les bénitiers, taillés dans la pierre ornés d’une croix, se trouvent des deux côtés de l’entrée. Or l’arcade donnant accès au chœur ou l’autel en forme de sarcophage.
Dans le chœur on peut voir deux statues baroques en bois doré et polychrome, représentant l’une St- Nicolas et l’autre la Vierge, patronne des ménétriers.
Lors de la rénovation de 1959 des fresques datant du XVe siècle, cachées durant des siècles sous le crépi, furent redécouvertes et restaurées dans leurs parties encore intactes. Elles représentent un Christ en majesté, entouré des symboles des quatre évangélistes : l’ange (Matthieu), l’aigle (Jean), le taureau ailé (Luc), le lion ailé (Marc). Des épisodes de la vie de Saint-Nicolas (les jeunes filles, la tempête) y sont aussi évoqués.
7 rue Paul Weiss
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Pasteur Hugo SONNENDRĂśCKER
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