1 avril 2020

1er avril 2020 : un jour…

En cette période de confinement, retrouvez chaque jour, une prière, une musique... Un moment de foi à vivre tout en restant chez soi.

une prière…

En cette période, où nous devons rester à la maison et donc loin physiquement les uns des autres, nous vous proposons de rester unis symboliquement avec une prière chaque jour.

Proposée par Sophie Herrlé, pasteure à Lembach et Sophie Letsch, pasteure dans les Hauts de Bruche

Dans le vacarme des jours,

le tumulte qui dévore nos vies,

le vagabondage de nos existences,

tu nous accordes

le temps de la pause

et tu nous apprends

à peser la densité

de chaque instant.

 

Viens nous habiter.

Ouvre des brèches

de liberté et d’amour

dans le sable mouvant de notre histoire

et fais germer en nous

des lendemains

qui chantent la joie d’aimer.

Edith Wild

Dieu de la vie, nous te prions aujourd’hui pour tous ceux

qui travaillent dans le secteur de l’alimentation.

Notamment les agriculteurs et maraichers

qui souffrent des difficultés économiques

liés aux contraintes imposées par le confinement.

 

Seigneur, bénis-les. Seigneur, prends pitié.

une musique…

Lorsque les mauvaises nouvelles ont tendance à pleuvoir, lorsque l’inquiétude grandit, un moment de musique peut aider à se poser pour mieux faire face. Des musiques très différentes les unes des autres sont proposées, jour après jour, accompagnées d’un bref commentaire.

Bonne écoute !

Proposé par le service musique de l’UEPAL

 

Krzysztof Penderecki (1933 -2020) :

Passion et mort de notre Seigneur Jésus-Christ selon Luc

La Passion selon saint Luc de Krzysztof Penderecki, compositeur polonais né en 1933 et disparu le 29 mars 2020, a profondément marqué la musique du XXe s. Créée en 1965 en la cathédrale de Münster (Westphalie), cette œuvre de grande dimension s’appuie sur la tradition multiséculaire des Passions. Elle fait clairement référence à JS. Bach : le motif B-A-C-H (Sib – La – Do – Si) traverse l’ouvrage, les répliques de la foule (turba) sont confiées à un chœur et le rôle de Jésus est chanté par un baryton. Mais à la différence de Bach, Penderecki n’emploie que des fragments de l’Évangile assorti de textes religieux divers et c’est chanté en latin. D’une part, le compositeur pousse à l’extrême sa recherche sonore dans une perspective avant-gardiste : clusters, dodécaphonisme, chromatismes extrêmes, etc. D’autre part, l’abondance de lignes grégoriennes et la référence à Bach font de cette Passion une somme des Passions composées en Occident. L’auditeur pourra être choqué par certains passages d’une violence inouïe : Penderecki ne prend pas de gants pour communiquer à son auditoire les souffrances du Christ ! D’autres passages respirent une profondeur et une sérénité impressionnantes (Deus meus 2:00, Crux fidelis 17:45, Alla breve – In pulverem mortis 22:45) .

 

À voir, à écouter :

Penderecki : St. Luke’s Passion (Highlights) – Antoni Wit

(extraits assortis de tableaux)

 

L’amour de Dieu sur la croix

 

un cantique…

Recueil « Alleluia », 33/08 Nous voici devant ta croix

 

© Olivier Miche / Unsplash